Copro-fesse-scie

Ces femmes qui aiment les animaux

Je vous accueille avec plaisir lors de ce court quatrième colloque, qui aura pour thème une vulgarisation de cryptozoo-psychanalyse appliquée au sujet féminin.

Mais avant cela, une introduction politique s’avère nécessaire.

Au-deçà du front de guerre que nous imposent de tenir les dictatures comportementalistes, les psychanalystes travaillent encore – je vous rassure – sereins, en cette dernière enclave conquise qu’est notre fière nation.

Je tiens par ailleurs à témoigner ma sympathie à l’égard de l’intégralité des candidats à l’élection présidentielle de 2012, qui nous soutiennent sagement et bien souvent sans réserve malsaine.

Je salue particulièrement le travail de notre cinquième colonne :

  • Notre président actuel, dont les réformes pour le moins originales dans notre monde de la psychiatrie réanimèrent chez les masses grouillantes la flamme du freudo-marxisme.
  • Marine Le Pen, sans qui nous aurions difficilement pu apposer aux comportementalos l’adjectif fasciste.
  • Et Nicolas Dupont-Aignan. Parce que l’opposition active des petits raffermit les tibias des grands. À l’instar du conquérant intersidéral Cheminade, il nous fallait un clown pour rendre au public le comportementalisme aussi dérisible qu’il l’est d’après les Écrits Sacrés.

Mais fi de politicisme, peu importe, cette manche est déjà remportée.

Je viens vous introduire un sujet bien plus profond – car si les présidentielles ne nous affectent que quelques années, ils sont des arts vigoureux qui eux se répandent depuis des millénaires.

La tournure de ma précédente phrase pourrait vous laisser penser que nous allons ici parler de sexe – la question vient alors, comment ne pas parler de sexe ? Est-il un domaine si chaste qu’il ne puisse être révélé à vos yeux psychanalytiquement soumis comme ayant un fort fondement en rapport à la génitalité freudienne ?

Ce n’est en tout cas pas la cryptozoologie qui échappe à ce fait. J’ai sélectionné pour vous deux exemples d’un cru très cru, qui peuvent bien sûr être réinterprétés librement – je vous renvoie à l’espace des commentaires.

Afin de ne pas manquer de saisir les notions que j’aborderai, je vous invite à visionner un excellent recueil de vulgarisation de la psychanalyse, avec la participation de praticiens confirmés, le documentaire Le Mur.

Introduction à la cryptozoologie psychanalytique

Le dahu

Le mythe du dahu décrit un capriné aux pattes de longueurs inégales sur un plan médian : c’est à dire que ses pattes sont plus courtes du côté droit que du côté gauche, ou inversement.

C’est l’avatar primaire de la quête féminine du phallus, que j’ai choisi pour vous introduire ma seconde analyse cryptozoo-psychanalytique plus complexe.

Le choix de ce capriné soyeux renvoie en effet à la dualité de l’idole Baphomet, semi-bouc, représenté comme un homme barbu (le phallus est l’Idéal du Moi féminin) à seins. (Moi féminin)

Mais la légende va plus loin dans le symbolisme : sur terrain plat, l’animal est terre à terre – confronté à son déséquilibre naturel, l’une de ses cornes semble plus haute que la seconde, comme un fier pénis fait de l’ombre au maigre clitoris.

Par continuité conceptuelle logique, le dahu ne se sentira dans l’accomplissement de sa nature qu’en gravissant une montagne, c’est à dire en poursuivant un Idéal de Phallus.
Hélas, sa particularité physique contraint le dahu, ou la femme, à ne jamais plus qu’en faire le tour.

Le monstre du Loch Ness

Sacré morceau. La représentation dans l’inconscient collectif de cette créature ne laisse aucun doute sur sa nature pénienne. Serait-ce alors un Totem, représentant la Toute-Puissance du Père ? Un non-initié s’abandonnerait volontiers à ce piège, ne pouvant saisir là tout le symbolisme inconsciemment véhiculé par ce mythe.

C’est la dénomination féminine Nessie qui a doublement attisé mes soupçons. En tant que psychanaliste graphologue, il m’aurait été impossible de ne pas déceler une subtilité : le mot Nessie n’est que le mot Messie, avec un bâton (un pénis) en moins.
Un prénom féminin, plus une marque de la Toute-Puissance du Père bafouée, il n’en faut généralement pas plus pour invoquer le concept de castration.

D’après Jacques Lacan, la castration est le manque symbolique d’un objet imaginaire, découverte par Freud comme étant un fondement dans la construction de l’Idéal du Moi féminin.
Rien d’étonnant alors à ce qu’aucune femme n’ignore le mythe de ce monstre (gigantus phallus). Faites l’expérience vous-même, interrogez votre entourage féminin !
Vous remarquerez ainsi que le mythe n’est pas forcément connu des plus jeunes, l’envie du pénis n’ayant pas encore émergé.

Poursuivant l’investigation, mon regard toujours freudien me porta à croire que la nature marine de cette créature n’est pas un hasard : cet énorme phallus flasque, plus visqueux que vigoureux, est symboliquement rattaché au liquide dans lequel il baigne – il s’agit là sans doute aucun du liquide amniotique.

L’apport winnicottien de mère trop chaude ou trop froide me laisse penser que le sexe faible, dans son angoisse de manque, cherche ici à symboliser son enfant d’une double manière :

L’enfant est monstre inconnu en ce qu’il est une créature engendrée par l’homme, par conséquent rejetée par la mère, du début (par son système immunitaire) jusqu’à l’expulsion finale, l’accouchement. C’est par cette mise au jour que le « mystère » est révélé et que l’enfant ne fait plus peur, d’où le désir de savoir que se communiquent les femmes quant à la nature réelle de ce fantasme de légende.

D’un autre côté, l’enfant est également le substitut de ce phallus manquant, artifice plus grand encore que le pénis tant fantasmé, la femme apprécie cette symbolique : ainsi l’être reste prisonnier des berges terrestres (le placenta) autour de son lac, et la femme diffuse le mythe avec fierté.
On montre en effet une photographie floue de Nessie avec le même engouement qu’une écographie. Ce premier évènement symbolique arrive d’ailleurs avant le second, l’envie du fantasme précède sa réalisation.

Les théoriciens des psychoses infantiles, Winnicott le premier, ont parfaitement démontré qu’un manque d’équilibre entre ces deux facteurs est pathogène chez l’enfant.
D’après notre frère Bruno Bettelheim,

Et paf ! ça fait des autistes !

Psychanalytiquement vôtre,

Votre confrère Lousk

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9 réflexions sur “Ces femmes qui aiment les animaux

  1. Je ne serai pas surpris que les fées scientistes détournent la notion psychanalytique sacrée de « l’envie du pénis n’ayant pas encore émergé » pour lui attribuer des propriétés émétiques et provoquer ainsi des vomissements sur commande.

  2. Brillante démonstration, suffisamment concentrée pour permettre aux ames simples qui ne lisent pas de livres ni même de parchemins de s’informer sur la Vraie Vérité au lieu d’écouter la toute petite bande pilotée par les lobbys fachisto scientistes. Bravo la COPPA, les 20 excités ne peuvent rien contre notre puissance car en vérité je vous le dis, Freud est grand et il est assis à la droite de Lacan !

  3. Ouaou, en forme horsdanslesgenes ! Bien dit !

    Je suis sûr que Freud et Lacan nous regardent et plussoient l’engagement que frère Lousk et vous menez avec fougue.

  4. Merci pour vos encouragements.
    J’ose en effet croire que ces deux-là nous sourient gaiement, et qu’on aura des super places en tribune lors de l’Apocalypse, tant qu’on continue à « mettre le packé ». N’y voyez là consciemment aucune allusion.

  5. Nous serons j’en suis sur bien récompensés, y compris sur cette terre, d’autant que nos rangs se clarsèment au vu de la débandade actuelle, je veux dire les « intégrationistes » désintégrant la pureté de notre pratique…

    • Oui…et il y a bien des traîtres qui font ami ami avec les lobbys autistiques…Déjà, nous ne pouvons plus dire en public comme Sainte Mère Dolto le disait, que les enfants à autisme, qu’ils soient primaires ou secondaires, n’ont pas leur place dans les écoles, mais trouvent avantageusement refuge dans l’espace de soin…

      Ces vendus pensent pouvoir mettre un doigt dans l’engrenage éducationnel, mais cela reste une activité artificielle et forcée !

      Avec mon Dragon je suis chargé de…de les neutraliser…mais la tâche est immense. Et…c’est terrible, quand on nous lâche dans les facs de psycho, peu en réchappent. Leur sort m’indiffère, mais le peu de forces vives qu’il reste commence à devenir préoccupant.

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